Question écrite
M. Michel Voisin appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, sur les modalités de la consultation réglementaire qui doit intervenir après la décision d'arrêté par le conseil municipal d'un projet de plan local d'urbanisme.
En effet, l'article L. 123-9 du code de l'urbanisme stipule que le projet de révision du PLU « est alors soumis pour avis aux personnes publiques associées à son élaboration [...] ». Ces personnes donnent alors un avis « au plus tard trois mois après transmission du projet de plan ; à défaut, ces avis sont réputés favorables ».
S'agissant en particulier de la consultation de l'État, la question se pose dans les faits de savoir si la commune doit transmettre le dossier uniquement à la préfecture, ou à la sous-préfecture le cas échéant, à charge pour celle-ci de saisir l'ensemble des services associés de l'État ; ou bien si la collectivité se doit d'adresser ledit projet à chacun de ces services.
Cette question en appelle une autre concernant la détermination du délai légal de trois mois : la commune doit-elle considérer ce délai à compter de la date de dépôt du projet en préfecture (le cas échéant, en sous-préfecture), ou bien à partir de la date d'enregistrement la plus tardive dans l'un des services associés de l'État ?
En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui apporter toutes les précisions nécessaires sur ces deux points qui sont susceptibles de générer des risques juridiques pour beaucoup de communes en cours d'élaboration ou de révision de leur plan local d'urbanisme.